A propos de nous

Ḿais qui est Arthur ?

   C’est dans une agréable bourgade voisine de Grenoble que j’ai passé la majeure partie de ma vie si l’on exclue une année pendant laquelle je dormais dans une tour de château dans une ville de l’autre côté de Grenoble (si si sans mentir, sur la tête à Poulpy).
   Mon papa étant néerlandais, il a voulu que j’apprenne l’allemand dès mon plus jeune âge. C´est ce que j’ai fait car Grenoble ville internationale parmi les internationales dispose d’une primaire allemande et anglaise ainsi que d’un collège et lycée international. Voici donc que mon parcours, tout tracé, m’a mené à un « Abibac » (Abitur en Allemand et Bacalauréat en Français) que j’ai obtenu en 2010. Ceux qui veulent savoir combien j’ai eu, il faut envoyer deux fromages artisanaux à une adresse que nous aurons au préalable décidé.
   Je n’ai jamais trop su ce que je voulais faire, j’ai donc suivi un de mes amis dans un DUT GEA, Gestion des Entreprises et des Administrations. Malgré ce choix que je ne regrette pas, car les études en gestion sont toujours intéressantes et pertinentes dans notre société, j’aurais peut-être dû ne pas écouter le système et prendre une année de volontariat à la place. En France, à l’opposé de notre consoeur allemande, il est très peu admis de ne pas faire un parcours type « Bac-Licence-Master-trouve toi un job ». Pour ma part, je pense que les études sont importantes, mais pas à tout prix. Quand on ne sait pas quoi faire, je trouve que c’est une perte de temps de faire quelque chose que l´on n’aime pas. A la place, je pense qu’il est pertinent de diversifier ses expériences pour voir les domaines dans lesquels on se sent à l’aise. Et ensuite, avec un peu plus de maturité, on peut s’atteler à des études qui nous plaisent réellement et qui ne sont pas un poids, mais un plaisir.
   C’est peut-être ce que j’aurais dû faire !?
   Pendant mon troisième semestre de GEA en 2011 (sur les 4 qui forment les 2 ans), je suis parti en Allemagne à Münster, près de la frontière néerlandaise, Ô ma douce patrie aux goudas en plastique et aux impressionants moulins qui n’existent plus que dans les chansons et les vidéos TonTube. Je suis ensuite rentré pour finir GEA et j’ai enchaîné sur mon premier vrai travail pendant quelques mois de septembre à février afin de financer ma troisième année d’université à Adelaide en Australie. La gestion d’entreprise type comptabilité, ressources humaines, finances n’est pas vraiment une vocation pour moi. Ma sensibilité aux questions environmentales m’a donc amené à faire de l’ « Environmental Management & Policy » (Management de l’environemment). Pendant cette année, jour pour jour, je suis parti le 19 février et revenu le 19 février n+1, j’ai eu l’occasion de travailler dans les vignes, dans un café-crêperie, d’acheter un voiture et de la taguer, de partir à Vanuatu (ha ha, mais c’est où ça ?) et en Nouvelle-Zélande.
   Si vous avez l’occasion de faire un an à l’étranger, que ce soit pour des études ou autre, surtout n’hésitez pas !
  Entre-temps, je suis resté en contact avec mon coupain Rémi le ravioli et notre projet de tour du monde a lentement pris forme… Tout doucement, puis très rapidement sur la fin. En effet nous avons tous les deux passés le diplôme d’Etat de « je reporte tout jusqu’au dernier moment ». Après, c’est pas non plus un exploit, c’est un diplôme qu’on donne à tous les jeunes maintenant.
De février à novembre 2014, j’ai doucement dilapidé le reste d’argent que j’avais en bougeant en France, en Allemagne et aux Pays-Bas, puis retravaillé dans les vignes ainsi qu’une colonie en Espagne avec des jeunes de quartier afin de clôturer mon budget !
   Je crois que mon envie de voyage remonte à très longtemps. Il me semble que l’idée vient d’un dessin animé que je regardais étant petit : Jules Verne « Le tour du monde en 80 jours », surtout le moment où ils prennent la mongolfière, waaaaah.
Et puis au final, on est le produit de ses origines : mon papa a beaucoup bougé lorsqu´il etait jeune. Indonésie, Asie du Sud-Est, Yougoslavie qui n´était pas « ex » à son époque et bien d´autres !
   Le temps est venu, pour nous les voyageurs de l´XXXtrem de parcourir notre belle planète…
Rathur
Euh non, Arthur

Mais qui est Rémi ?

A part une pause au Japon de deux ans lorque j’en avais trois, j’ai vécu jusqu’à 21 ans à Fontaine, banlieue proche de Grenoble. Je fais mon collège et mon lycée à la Cité Scolaire Internationale de Grenoble en portugais. Au lycée je ne suis pas vraiment un élève studieux et la plupart du temps je préfère m’intérésser à autre chose que ce que l´on veut m’enseigner. Je suis plus poussé par la curiosité que par les révisions du bac. Je passe difficilement mon bac scientifique du premier coup, mais je le passe. 18 ans, ayant des notes insuffisantes au lycée pour autre chose, ça sera l’Université. Merci au système d’Admission Post Bac. Vie étudiante, j’ai du mal à suivre une filière très généraliste intitulé Informatique avec plus de maths et de physique que d’informatique. Je m’intéresse encore une fois à autre chose. Bien sûr les soirées, la bière, les potes. Mais aussi par exemple le mouvement des hackerspace et je retrouve des geeks tous plus âgés que moi deux ou trois jeudi par mois, pour constuire tout un tas de trucs, prototypage rapide, microcontrôleur, imprimante 3D, découpeuse laser. Ainsi que la musique, avide de découverte, je découvre de nouveaux genres en écumant les quelques salles et festivals de Grenoble. Rock, Reggae, Dub, Drum and Bass, Trance, Electro, Rap, Hip-Hop, Electro Swing, Balkan beat, Jungle-mega-steak,… Mais nan ça existe pas le jungle-mega-steak tu ne suis pas je le savais. Enfin bref, je passe mon temps à écouter de la musique et à télécharger allégrement, partisan du partage, payant les groupes s´ils font des concerts à Grenoble, et n´en ayant pas grand-chose à faire des gros groupes radins qui ont déjà assez de thunes. Et je commence à être bénévole dans différent festivals, c’est l’éclate et c’est quand même bien mieux de l’autre côté du bar. Je m’intéresse aussi beaucoup au mouvement open source ou plutôt du logiciel libre, idée qui prône le fait de pouvoir lire, éditer et partager un logiciel qu’on utilise. Je passe de Windows à Linux, et n’utilise que des logiciels libres, aussi soucieux du respect de la vie privée. Pas super chaud pour donner mes données personnelles à des multinationales, je n’utilise que très peu Facebook, Google,… Au bout trois ans, n’ayant réussi à finir qu’une seule année universitaire, c’est décidé les études c’est pas pour moi, je vais apprendre tout seul ce que je veux vraiment apprendre, mais surtout je vais pouvoir me livrer à plein temps à une autre passion : le voyage. 
   Ah mais t’es trop un ouf ! Si t’as pas un diplôme mec tu vas rien pouvoir faire dans la vie ! Nan mais comment tu vas avoir un travail, personne va t’embaucher, et ta retraite ? T’y penses à ta retraite ?!
Et non j’y pense pas et j’m’en fous. J’ai décidé de prendre un autre chemin que celui que tout le monde prend, celui tout tracé par la société, mais dans lequel je ne me sens pas à l’aise. 
   Je commence à apprendre tout seul le développement web. Avec quelques expériences en administration web, je me lance dans quelques projets, puis je participe à un hackathon (événement où des développeurs se réunissent pour faire de la programmation collaborative) pour Bewelcome site d’échange d’hospitalité, ainsi que pour Hitchwiki la bible de l’autostoppeur en ligne. J’apprends en faisant, j’apprends vite, avec plaisir. Je fais quelques projets pour l’entreprise de ma mère, pour des potes de potes qui lancent leur activité, je commence donc à gagner de l’argent avec cette nouvelle compétence.
Depuis juin 2013, date à laquelle j’ai arrêté les études, j’ai voyagé dans toute l’Europe, m’arrêtant de temps en temps à Grenoble pour quelques semaines. Je fais des découvertes, des rencontres, qui m’inspirent et me confortent dans l’idée d’avoir une vie différente. Pologne, Slovaquie, Allemagne, Angleterre, Irlande, Espagne, Portugal, Maroc, Croatie, Albanie. Autostop, Couchsurfing, communautés, maison de voyageurs, route, sac à dos.  Plus de 25000 km de stop en un an.
   Puis finalement le projet fou de faire le tour du monde en stop avec mon poto Arthur s’est précisé, a été retardé, mais nous voilà partis !

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